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| sept. | 2026 | 14h00 | 16h30 |
Taupes, radio, chansons, cartes, spéculation et radeaux.
On le fait encore
- workshops
14:00 - Inscriptions aux workshops
14:30 > 16:30 - Workshops
1) Quantic Antics of the Borderless Underground (Q.A.B.U.) - Dari Gatti (IT/BE), Antonio Sforna (IT/FR) & Imane B.K. (ES/BE)
en français
Imane B.K., membre de Constant, invite Quantics Antics of the Borderless Underground (Q.A.B.U.), une exploration fictive de la résistance menée par les humain·es et les plus-qu’humain·es face aux formes (in)visibles de violence que nous appelons « frontières ».
Les frontières s’étendent dans toutes les directions, tout comme la résistance, qui se propage à travers les réseaux urbains sous nos pieds, cachée à la vue de tous·tes, et se matérialise sous la forme de créatures et dans des lieux des plus inattendus.
Au cours de cet atelier, l’objectif sera de créer un langage composé de signes, de symboles et de traces sonores à travers la fabrication de pochoirs, qui serviront ensuite à transformer les surfaces urbaines en portails dimensionnels.
Dari Gatti (IT/BE)
Dari Gatti est illustrateur et auteur de bandes dessinées. Il dessine des journaux intimes, des illustrations pour des romans fantastiques, pour des magazines, des films, des podcasts, des pièces de théâtre, ainsi que des petites bandes dessinées pour des fanzines amateurs. Il apprécie les techniques de gravure et d’impression et croit en la magie des histoires.
Antonio Sforna (IT/FR)
Antonio Sforna a mené des recherches sur les migrations et les frontières numériques dans le cadre de son doctorat. Il s’intéresse aux transformations induites par la technologie et à l’anthropologie urbaine, en mettant l’accent sur les méthodologies axées sur le son et l’art.
Imane B. K. (ES/BE)
Imane B. K. est une artiste-enseignante à Sint Lucas à Anvers. Elle fait également partie de Constant (Bruxelles), où elle aime mener des recherches sur différents sujets situés à la croisée de la technologie, de l’art et des enjeux sociopolitiques qui en découlent.
2) Radio Tactique - Leonard Leyens (DE/BE) & Fiona Panziera (FR)
en français et en anglais
Fiona et Leonard vous invitent à plonger dans l’univers des radios pirates. Ensemble, vous allez explorer les dispositifs qui permettent de se réapproprier ce média.
Du petit émetteur FM jusqu’aux émetteurs de grande puissance : qu’est-ce qu’un émetteur radio ? Comment fonctionne-t-il ? Une antenne est-elle vraiment juste un bout de métal ? Et quelle place occupent aujourd’hui les radios pirates et les radios libres ?
Spoiler : vous ne repartirez pas les mains vides !
Leonard Leyens (DE/BE)
Leonard Leyens développe des outils et des plateformes de communication, favorisant l’autonomisation technique grâce à l’open source et aux logiciels libres, en mettant particulièrement l’accent sur la radio interventionniste. Avec le collectif PL4TFORM.ORG , il cherche à mettre en place des moyens de contourner la centralisation et la marchandisation des canaux de communication. Dans des contextes performatifs, il crée des œuvres numériques interactives et des pièces sonores in situ. Ayant grandi en Allemagne de l’Ouest, il s’engage dans la lutte contre l’extractivisme capitaliste qui profite aux pays du Nord, ainsi que contre les projets miniers en Allemagne même.
Fiona Panziera (FR)
Fiona Panziera travaille sur des expérimentations créatives entre narration, ethnographie et explorations techniques. Par une approche automédiatique, elle fait sortir la radio des studios et articule fiction spéculative, enquête de terrain et dispositifs exploratoires. Ses recherches sont ancrées dans une politisation des sciences et des techniques au travers des critiques cyberféministes et décoloniales. Elle s’investit aujourd’hui dans les hackerspaces, les collectifs autogestionnaires, et les luttes technocritiques, en France, en Italie et en Belgique.
3) Chanter des histoires - She Shanties (BE)
en français et en anglais
Les She Shanties proposeront des ateliers d’exploration sonore et vocale.
Elles partageront leurs pratiques de « chanter des histoires » : la composition de chants-récits polyphoniques marins, revisitée façon canal belge. Elles expérimenteront aussi autour de l’idée de résonance et de boucle sonore.
Les participant·e·xs seront invité·e·xs à accompagner certains morceaux lors de la performance She Shanties and other water stories le soir même, à Feral.
Aucune pratique du chant n’est requise.
She Shanties (BE)
She Shanties, c’est Caroline Daish, Emma Harder et Mathilde Matt Maillard. Ensemble, elles naviguent sur les canaux et les rivières du Royaume de Belgique à bord des bateaux Buratinas et Rubens. Avec She Shanties, elles racontent et chantent des histoires tantôt ordinaires, tantôt extraordinaires, issues de leurs expériences sur les voies navigables aux côtés d’êtres humains et d’entités non humaines, donnant ainsi naissance à un nouveau genre de chant de marin (à l’origine, un chant de travail traditionnel qui accompagnait le labeur rythmé à bord des grands voiliers. Seuls 2 % de ces chants universels sont composés par des femmes et environ 99 % d’entre eux racontent des histoires de marins ivres, de prostituées « exotiques » glamour et de femmes attendant le retour de leur mari à terre).
4) Ici sont les dragons - Atelier Cartographique (BE)
en français
Atelier Cartographique interviendra avec leur projet cartofixer, qui propose un accompagnement cartographique à destination des acteurices locaux·ales des secteurs associatif, public, éducatif, militant et culturel.
Iels proposeront un état des lieux collectif des outils et stratégies de cartographie adaptés aux pratiques militantes en partageant les ressources du projet cartofixer. Les participant·es pourront s’emparer de différents outils et dispositifs afin de commencer à cartographier des thématiques qui leur sont proches.
En fin de workshop, les cartes ainsi constituées seront exposées et racontées, et pourront continuer à être développées lors des prochaines permanences cartofixer.
Atelier Cartographique (BE)
Atelier Cartographique est une coopérative bruxelloise de travailleureuses, qui se concentre sur les enjeux culturels de la cartographie et sur les dimensions sociales des représentations spatiales et des technologies liées aux systèmes d’information. Son équipe réunit des compétences transversales, allant de la recherche graphique au développement de logiciels opensource en passant par la recherche urbaine. Iels collaborent avec des institutions régionales, académiques et culturelles sur des projets autour des modes de représentations et de l’utilisation de données liées aux questions urbaines de la marche, des migrations, des problématiques de logement, des communautés d’eau ou d’énergie.
5) rough weather network, a countercartography for pirating the institutions - b. bordoni (IT) & nat skoczylas (DE/EE)
en anglais
Au cours de cet atelier, la théorie critique rencontrera la praxis spéculative, et les scénarios de science-fiction croiseront les biens communs, afin de concrétiser nos utopies.
Le groupe explorera des stratégies visant à divulguer, déverrouiller, bouleverser, faire éclater, parasiter les infra/structures, les ressources et les accès existants.
Les participant·e·xs mettront en commun ce dont iels disposent déjà et radicaliseront ce qui nécessite clarté, ancrage et orientation. Le groupe partira d’expériences concrètes, en se positionnant au sein de l’écologie socioculturelle dans laquelle il est appelé à agir de toute urgence, en utilisant la « carte au trésor » comme outil de conspiration.
Comment construire des stratégies de solidarité pour survivre à la période de précarité que nous traversons ? À quelles échelles agissons-nous ?
b. bordoni (IT)
b. bordoni est un·e artiste et chercheur·euse basé·e à Turin, dont le travail se situe à la croisée de l’art, de l’écologie et de la pédagogie. À travers des installations in situ, des processus participatifs et des pratiques relationnelles, ses recherches explorent les asymétries de pouvoir actuelles et les écologies du futur. Iel développe de nouvelles attitudes de proximité et d’écoute entre les corps, ancrées dans la décroissance, la réutilisation de matériaux et les méthodologies DIY.
nat skoczylas (DE/EE)
nat skoczylas est un·e sorcière slave gender queer vivant entre Berlin et Massiaru (Estonie). En tant qu’artiste, iel s’intéresse à l’alimentation et aux économies alternatives : la façon dont le brassage de la bière peut nous transporter dans les tavernes remplies de fxmmes qui gossip ; comment les cornichons nous ancrent dans les dimensions ancestrales et anticolonialistes du lieu d’où nous venons ; comment nous pouvons ancrer des idées dans des rituels saisonniers. En tant que militant·e, iel met en place diverses structures collectives, avec une foi inébranlable en l’interdépendance, l’entraide et les communs.
6)Construire son radeau, atelier pratico-théorique - Porteous, UltraRécup & Course des radeaux (CH)
en français
Un radeau, c’est quoi ? C’est avant tout un truc qui flotte, avec idéalement toi (et tes ami·e·xs) dessus, le reste est accessoire.
Bambous, bidons, pneus, cordage, drapeau, voile, mobilier, catapulte ou scène flottante, resto improvisé ou objet de lutte, dérive assumée et abordage conseillé.
Porteous (CH)
Porteous est une ancienne station d’épuration sur le Rhône à Genève, construite en 1967 et désaffectée en 1989. Un nouveau souffle lui est donné en 2018 grâce au mouvement « Prenons la ville », qui s’oppose à un projet de centre carcéral qui s’y dessinait. Après quelque mois, un accord avec l’État permet sa transformation en un lieu culturel et social à la portée de tous·x·tes, géré par l’association Porteous.
Course des radeaux (CH)
La course des radeaux se tient chaque année au mois d’août sur le Rhône à Genève depuis un quart de siècle. Initialement course inter-squats, puis piraterie fluviale d’eau douce, la course des radeaux est organisée au fil du temps par des collectifs autogérés. Chacun·e·x est appelée à construire son propre radeau de bric et de broc et à prendre d’assaut le Rhône sous des étendards aussi flamboyants que multiples.
UltraRécup (CH)
UltraRécup voit le jour en 2023 à Genève et fait converger les savoir-faire et la créativité autour de la récupération, en glanant et s’appropriant des matériaux délaissés pour leur redonner vie à travers des projets de construction, sociaux, artistiques et culturels. Une des bases de vie d’UltraRécup est La cabane, un pavillon démontable et remontable à l’envie selon les lieux et les besoins. La cabane est actuellement installée à Porteous, arrivée sur un radeau géant lors d’une journée d’automne.
Les bâteaux :
Rubens
Buratinas
Comment s’y rendre ?
Adresse : Cercle de la Voile, Oostvaartdijk 52, 1850 Grimbergen
- Le Cifas organise un trajet en bâteau, au départ d’Yser, sur inscription. Plus d’informations : par ici.
- À vélo : 1h.
- En transports en commun : 1h – Prendre train (Gare du Midi, Gare Centrale ou Gare du Nord) jusqu’à Gare de Vilvorde (15 minutes) ; Prendre bus 1 direction de Grimbergen Verbrande Brug (quai 4) et descendre terminus (15 minutes) ; Marcher le long du canal sur rive est jusqu’au Cercle de la Voile (12 minutes).
- En transports en commun + vélo : 1h - Mettre son vélo dans le train (attention, acheter un ticket vélo à 3 euros) jusqu’à Gare de Vilvorde ; Vélo jusqu’au Cercle de la Voile (14 minutes).
Comment rentrer ?
- Le Cifas propose un service de navette gratuit jusqu’à la gare de Vilvorde (15 min.). Départs prévus à 17h, 20h, 21h, 21h40 et 22h30. Les places seront limitées. Si vous souhaitez profiter de la navette, nous vous encourageons à vous inscrire dès votre arrivée au Cercle de la voile.
- À vélo : 1h.
- En transports en commun : 1h – Marcher jusqu’à l’arrêt de bus (12 minutes) ; Prendre bus 1 jusqu’à Gare de Vilvorde (15 minutes), dernier bus à 21h44 (pour vérifier les horaires) ; Des trains pour Bruxelles toutes les 20 minutes jusqu’à minuit.
- En transports en commun + vélo : 1h – Aller jusqu’à Gare de Vilvorde (14 minutes) ; Mettre vélo dans le train (attention, acheter un ticket vélo à 3 euros).